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Virgule
, le terrain de parachutage des Maquis de Vabre. Nous savons qu'ils appartenaient à l'escadron 624 de la R.A.F (RAF 624 squadron - Special Duties), et grâce à un visiteur du site, connaissons maintenant l'équipage et l'avion qui a effectué le largage du commando américain. Mais tout complément d'information sur les autres parachutages est bienvenu.
Virgulefut homologué par le cable OPS n° 73 du 4 Juin 1944 :
homo 294 Virgule 83 1101 8984 56 N.E Vabre 3 homo 45
arma
homo: le terrain est homologué à recevoir des hommes (et des armes)
294 virgule: il porte le n° 294 et le code Virgule
83: il se trouve sur la carte routière Michelin n° 83
1101: sa longitude est à 11 mm à l'est du méridien 0,1 g
8984: sa latitude est à 89 mm au nord du parallèle 48,4 g
56 N.E Vabre: il est situé à 56 mm au nord-est de Vabre
3 homo 45 arma: il peut recevoir 3 hommes et 45 containers
, près de Vabre, en 1942, avant de partir pour les Etats-Unis via la
Suisse.[...] C'est en août 1942, que Gamzonest venu me parler de ces adolescentes juives étrangères. Elles avaient été transférées de Lauzé dans le Massif Central à une maison dans la Montagne Noire, puis à Lautrec où il était dangereux de les garder. J'ai pensé au chalet de Renne que Guy de Rouville
avait loué pour des camps Eclaireurs Unionistes, au dessus de Vabre
. J'en ai parlé à Robert Cook
. Il a été d'accord. Les adolescentes sont arrivées par le
petit trainaccompagnées d'une cheftaine en uniforme. Chacune avait son petit baluchon, aucune ne parlait français correctement. Heureusement, je connaissais le chemin jusqu'à Renne.
Le camp a duré environ du 20 août au 15 septembre. Je n'en suis plus sure parce que, naturellement, nous n'écrivions rien. [...] Ces adolescentes étaient très effrayées, la plupart du temps elles restaient entre elles, au fond d'une pièce, sans sortir. Pour que leur identité d'éclaireuses protestantes soit plausible, Robert Cook montait le samedi pour apprendre à celles qui savaient un peu le français, les cantiques du culte du lendemain où on les descendaient. On disait qu'elles étaient alsaciennes, en fait elles parlaient yiddish.
Le brigadier de gendarmerie venait visiter le camp, c'était dans son travail. Il a dit :Je ne leur demande pas leurs cartes d'identité, elles n'ont pas 18 ans.
Hélène Rulland, dite Cham